Quand le vin devient un placement

Certains vont placer une partie de leur épargne dans des œuvres d’art en espérant qu’au fil des années ces dernières prennent de la valeur afin de réaliser une plus-value lors de la revente. Le problème c’est qu’il faut disposer d’un budget conséquent dès le début afin de financer l’achat d’œuvre à moins de tomber sur un artiste inconnu dont la cote va exploser, ce qui est très rare et réservé aux fins connaisseurs. Il existe un produit auquel on ne pense pas forcément lorsque l’on veut placer notre argent sur le moyen ou long terme : le vin. Plus précisément, la technique consiste à acheter du vin en primeur, à attendre plusieurs années que sa valeur grimpe, et à le revendre en réalisant une plus-value.

La France, une nation de vin

Avec l’Italie, la France est la plus grande nation de vin au monde en matière de prestige et de production. Ce breuvage fait pleinement partie de notre culture. Rouge, blanc, rosé, pétillant, nous disposons d’une grande diversité de vins, de terroirs et d’appellations. On dénombre plusieurs régions viticoles sur notre territoire : Bordelais, Bourgogne, Vallée du Rhône, Vallée de la Loire, Alsace, Champagne, Jura, Languedoc-Roussillon, Provence, Savoie, Corse et le Sud-Ouest. Chacune a ses propres caractéristiques et appellations.

Une échelle de prix très large

Des petits vins de table aux grands crus classés, le prix d’une bouteille de vin peut aller de moins de 5 € à plusieurs milliers d’euros, voire plusieurs dizaines de milliers pour certains cas rares. Ce prix est fixé selon le type de vin, sa qualité du vin et son prestige.

De même, on trouve des vins qu’il faut boire jeunes et d’autres que l’on doit au contraire laisser vieillir de nombreuses années avant de les ouvrir.

Acheter en primeur, ça veut dire quoi ?

Le plus souvent quand on achète du vin celui-ci est passé par plusieurs étapes de fermentation et de vinification avant d’être commercialisé. Entre la fin de la récolte et la commercialisation, il peut se passer entre 1 et plus de 4 ans selon le type de vin.

Lorsque l’on achète du vin en primeur, on ne va pas attendre toutes ces étapes. Généralement, on l’achète juste après la récolte ou pendant la vinification. L’intérêt est de profiter d’un prix nettement plus avantageux qui peut être le tiers d’un prix réel. Par contre, le vin ne vous sera pas livré automatiquement, mais uniquement quand toutes les étapes de la vinification seront terminées. Par exemple, si vous achetez un vin en primeur de la récolte de 2016, vos bouteilles peuvent être livrées en 2017, 2018.

Un placement très performant, mais risqué

Pour acheter un vin en primeur, il vaut mieux vous y connaître un minimum. La qualité du millésime sera une donnée essentielle. S’il s’agit d’une mauvaise année, vous risquez de perdre de l’argent, car le vin sera finalement vendu moins cher que votre prix d’achat.

Par contre, s’il s’agit d’une très bonne année, la rentabilité peut être exceptionnelle. Ainsi, celle-ci peut en moyenne aller de 20 % à 70 %. Tout dépend du vin. Les marges les plus importantes sont réalisées sur les plus grands vins. Ainsi, avec certains grands crus, si l’année a été exceptionnelle, la rentabilité peut dépasser les 200 %.

Vous pouvez revendre vos bouteilles dès leur commercialisation si la différence est déjà intéressante. Mais il est parfois encore plus intéressant d’attendre plusieurs années afin que le vin en question se raréfie et prenne de la valeur.

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